Raid "Boucles de Seine Aventure" 2007 (17/06/2007)
17 juin 2007: Raid "Boucles de Seine Aventure"-52 équipes
Une première pour notre équipe, un co-équipier supplémentaire pour mener à bien un petit « raidounet », dixit Nico, il s'agit de Nicolas notre triathlète qui mène une saison étonnante avec de beaux progrès notamment physiquement.
Ben quoi, on s'attache les meilleurs services!
En fait, on y va peinards, le but est de faire découvrir à Nicolas un raid multisports, même si on sait que celui-ci ne sera pas représentif car les activités ne sont pas « enchainées »...
On arrive à Saint-Aubin-les-Elbeuf un peu avant 8h. Briefing à 8h45, le départ est à 9h.
A l 'accueil, on tire notre « programme »; en fait il s'agit de rejoindre en vtt 5 lieux où se déroule chacune des activités. Le temps mis pour les liaisons n'est pas compté, seul celui des épreuves est cumulé pour le classement.
Préparation du matériel, tranquillou, on est contents du temps agréable.
8h35: pffffffffffffffff..............on hallucine, la roue avant du vtt de Nicolas (peu roulé depuis longtemps) se dégonfle! Rires. On s'active pour réparer, un peu sceptique pour la suite...
9h: départ carte en main vers le départ de course à pied.
Après avoir traversé la Seine, on arrive aux pieds de falaises de craie. L'épreuve de course à pied est en fait un trail. 4 km.
Le départ est un chemin montant, se perdant dans la forêt; Nico donne l'impulsion et appuie fort. Le sentier oscille constamment et fait très mal au jambes. Impossible de prendre des relais pour Nicolas et moi, on serre les dents et nous contentons de suivre sans faiblesse, le rythme imposé par Nico. Celui-ci, facile, se permet de se retourner pour nous prendre en photo.
18 min 36s. J'arrive exténué, Nicolas a tout donné aussi.
On reprend les vélos et on rejoint en récupérant l'épreuve de vtt.
Une photo et nous voilà partis pour les 14 km du parcours balisé, en commençant par une longue descente sur un chemin pierré. Je suis parti devant; sur le plat qui suit je me rends compte que je suis seul. Et mince, j'ai dû louper une bifurcation; je remonte au plus vite la côte et là je vois mes deux compères, vélos posés. Putain! Le vélo de Nicolas! Loupé, c'est Nico qui a crevé.On a parcouru 200m. Il met une chambre à air neuve pendant que je mets une rustine sur l'autre. 2 crevaisons-vous vous rappelez-on n'a pas d'autre chambre à air.
Allez c'est redescendu! Tout en bas, je heurte violemment un silex et n'ose pas regarder ce qui me semble être arrivé...Ahhhhh, j'ai crevé!!!!!!!!!!!!
On est à 800m du départ.
On ne veut pas trainer plus, je dégoupille ma bombe anti-crevaison. Pffftt, mon pneu ne se gonfle pas. Nico sort la sienne. Pfftt, de la mousse partout et toujours pas de roue en état! Je prends la chambre que j'ai réparée et on y va pour un autre démontage de pneu. Ahhhhhhhhhhh, le pneu ne se gonfle toujours pas!! On arrête une équipe qui bien gentiment nous laisse une chambre. Ouf!
MERDE!!!!!!!!!! le modèle ne convient pas sur ma roue!!
AHHHHHHHHH!! on commence à paniquer sur notre sort et sur celui du raid.
Je m'engage à réparer de nouveau la chambre quand je constate un second trou. Deuxième rustine. Remontage. Au total, 42 min d'arrêt. Frustration.
On repart quand même mais prudemment, évitant toute pierre et racines béantes sur le premier kilomètre. C'est trop bête.
Nicolas prend alors la main et s'engage dans un rythme monumental, ayant visiblement écarté toute psychose, très costaud en montée et pilotant très bien entre les arbres. On doit tirer fort, Nico et moi, pour le suivre et on l'imagine bien dans un vétathlon avec nous. En tout cas, il nous a sérieusement emmenés.
Une descente dangereuse et on rejoint la table de marque.
1h 40min 15s. Liaison vers le kayak.
On arrive sur les bords de Seine et on prend notre pique-nique(trop cool ce raid!) sous le soleil.
Prise en main di kayak; il s'agit d'une course en relais autour de 2 bouées. Je prends la pagaie le premier. Le kayak, c'est moins stable que le canoë; au vu des autres je me débrouille quand même bien.
7 min, Nicolas prend le relais et a une bonne maitrîse. Il boucle dans un temps similaire.
Puis, l'échange se fait avec Nico qui avale son tour en 6 petites minutes.
21min 02s. On est satisfaits; on pense avoir réalisé un bon temps. Liaison vers le run & bike.
A la table de marque, on nous annonce le chrono à battre pour l'instant: 27min 33s. 8 km à faire avec 2 vélos pour 3, on trouve ce temps impressionnant.
On décide tactiquement que le coureur doit courir vite sachant qu'il y a un relais pour récupérer en vélo. Nico se lance le premier et court vite en effet, je l'imite du mieux que je peux puis c'est au tour de Nicolas. Le tracé est sinueux mais assez plat jusqu'à la moitié où il faut grimper avant de repartir dans le sens opposé.
Le retour est plus difficile, on fait l'effort tous les trois de courir aussi vite mais on ne peut tenir des relais aussi longs, et du coup on n'a plus le temps de récupérer sur le vélo. L'arrivée est la bienvenue, on est exténués, on ne peut pas se parler de suite.
28min 59s
On choisit un coin d'ombre pour s'affaler et retrouver de l'oxygène. On reste là bien longtemps avant de rejoindre la base pour la dernière épreuve: l'escalade.
Plusieurs voies sont proposées, au choix, mais toutes de même niveau.
On en choisit une avec un sacré «toit» aux 5 métres. La formule est simple: plus on monte haut, moins on a de minutes de pénalités.
Nicolas enfile le harnais le premier. Une balade pour lui. Il passe le mur sans difficulté et atteint les 8m50. 20min comptées (le minimum). Il faut dire qu'en plus d'être un triathlète c'est un montagnard chevronné et ancien grimpeur.
Nico prend la suite. Face au toit, il s'appuie sur ses longs bras et non moins puissants pour se hisser et passer pour rejoindre tranquille les 8m50. 20min.
Je grimpe ensuite une fois jusqu'au fameux toit. J'arrive à prendre prise au-dessus avec mes mains mais ne parvient pas à faire suivre mes jambes.
Un deuxième essai m'est donné, identique. 32min.
Le premier bilan que l'on fait, c'est qu'il ne s'agissait pas du tout d'un "raidounet", bien au contraire. C'est vraiment du fractionné. Comme on sait qu'on pouvait récupérer dans les liaisons, on a tout donné dans les épreuves, ce qui en fait un raid plutot dur dans lequel la puissance et la capacité physique de récup prennent le dessus sur l'endurance.
Les résultats sont donnés de vive voie par les organisateurs devant les équipes assises dans le gymnase, ambiance sympa.
52 équipes. A notre surprise, on termine 13e avec à l'esprit les « 42min crevaison ».
A la lecture des temps détaillés, on comprend que l'on rentrait dans les 5 premiers sans nos arrêts! Source de motivation pour l'année prochaine...

Commentaires
meynier Henri le 24/06/2008 à 08:32:44Bravo ! mais frustrant de se faire handicaper par le
matériel(à vérifier avant le départ)
Nos félicitations.
A la prochaine...
sylvain le 29/08/2007 à 18:58:48
savez vous si on peut trouver les résultats qq part?
Merci